jeu.

27

janv.

2011

Le mouvement Fauviste (Fauvisme)

Le bonheur de vivre, 1905-06, h/t, 174 x 238, Pennsylvanie Matisse, Le bonheur de vivre, 1905-06

Le Fauvisme, mouvement pictural français, s'affirme au Salon d'automne en 1905 et s'éteint en 1907. Le style novateur doit son appellation au journaliste Louis Vauxcelles qui qualifie ses représentants de "fauves". Camille Mauclair écrira aussi pour décrire ces oeuvres aux couleurs violentes que c'est un "pot de peinture jeté à la face du public".

 

Les peintres désirent séparer la couleur de sa référence à l'objet et libèrent sa force expressive. Ils réagissent de manière provocatrice contre les sensations visuelles de l'impressionnisme et répondent avec violence au défi de la photographie. Enrichi par les expériences colorées néo-impressionnistes le fauvisme se réfère à la poésie des tons de Paul Gauguin et à la libération du trait dans l'oeuvre de Toulouse-Lautrec. L'inspiration des arts africain et océanien marque l'esthétique fauve, elle se développe en relation avec celle des expressionnistes sans en adopter le contenu tragique.

 

Les sujets, paysages, nus et portraits, restent figuratifs mais d'une représentation simplifiée. Le tableau fauve s'accorde à la planéité du support, nie la profondeur et les volumes. La ligne ondoie et modifie les formes. La nature, filtrée par la pulsion subjective de l'artiste, est exprimée par des plages de couleurs pures souvent violentes et intensément lumineuses. L'apprêt blanc renforce l'intensité des couleurs. L'emportement de la touche traduit les émotions. De rares marchands, parmi lesquels Ambroise Vollard et Berthe Weil, soutiennent les Fauves, tandis que la critique et le public montrent beaucoup d'hostilité.

 

Les œuvres du fauvisme vont ouvrir les portes à une abstraction de plus en plus marquée de l’image, jusqu’à aboutir plus tard à l’art abstrait. De nombreux artistes vont poursuivre les questionnements ouverts au sujet de la couleur et aller jusqu’à la création de peintures en monochromes, comme Malevitch ou Klein. D'autres vont travailler sur l’essence même de la couleur, chacun à leur manière, dans des voies très variées, de façon sensible comme dans le travail de Rothko par exemple, ou de manière plus scientifique, comme les artistes de l’Op’Art.

 

Source : Larousse.

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